Un sablé sans baies, n'en est que plus salé.
Soustraction #2
Ainsi mon alcoolisme, sans cesse, sans elles, sensé et sans eaux, en est réduit à ce que j'aime.
Soustraction #1
Un baiser sans air, n'est plus qu'une baise.
Abandon
Ô ma belle, pourquoi t'ai-je laissé partir,
Sans toi mon cœur saigne et se décompose.
La cité sans vie se laisse engloutir,
Et s'enclenche la division par mitose.
Sans toi mon cœur saigne et se décompose.
Tes caresses ont gardé ce goût d'irréel.
Et s'enclenche la division par mitose,
Le jour laisse sa place à sa jumelle.
Tes caresses ont gardé ce goût d'irréel.
Je n'ai que ton parfum pour me border.
Le jour laisse sa place à sa jumelle,
Dévoilant une autre réalité.
Je n'ai que ton parfum pour me border.
Avec mes regrets, seul, tu m'as laissé.
Dévoilant une autre réalité,
La nuit libère nos velléités.
Avec mes regrets, seul, tu m'as laissé.
La cité sans vie se laisse engloutir.
La nuit libère nos velléités.
Ô ma belle, pourquoi t'ai-je laissé partir?
Réalité révélée
Je la vois qui s'approche de moi,
Mon innocence est révolue.
Les semaines succèdent aux mois,
Le temps est ainsi dissolu.
Mon innocence est révolue,
À moi maintenant d'y faire face.
Le temps est ainsi dissolu,
Il ne laisse plus aucune trace.
A moi maintenant d'y faire face,
Je renonce au rire et plaisir.
Il ne laisse plus aucune trace,
Et s'efface tel le zéphyr.
Je renonce au rire et au plaisir,
Pour laisser place au changement.
Et s'efface tel le zéphyr,
Qui annonce un chamboulement.
Pour laisser place au changement,
Je dus accepter de grandir.
Qui annonce un chamboulement,
Une année qui vient de s'en finir.
Je dus accepter de grandir.
Le temps m'impose sa réalité.
Une année qui vient de s'en finir,
Le temps façonne la réalité.
Le temps m'impose sa réalité.
Les semaines succèdent aux mois,
Le temps façonne la réalité.
Je la vois qui s'approche de moi.
Nos masques
On a tous en nous plusieurs visages,
que l'on montre selon l'usage;
certains nous connaissent sous une personnalité,
alors que d'autres préfèrent nous éviter.
On choisit ce que de nous on peut apercevoir
sans pour autant laisser transparaître,
ce qui de nous fait un être,
par peur de se laisser avoir.
La seule qui connaît notre nature,
celle qui nous a porté à sa ceinture,
ne se permettra pas de nous juger,
car pour elle nous n'avons que des qualités.
Mais pour la grande majorité qui nous observe,
nous ne pouvons exposer nos fêlures,
sans ressentir les brûlures,
de leurs jugements qui nous énervent.
Secours ménager
A toi, machine salvatrice des étudiants,
des familles nombreuses et autres fainéants,
il est temps de rendre un hommage mérité,
pour toutes les montagnes que tu as su éviter.
Ce n'est que dernièrement que tu fus créée,
ta grande sœur aidait les mères depuis longtemps,
qu'elle en devint - telle la vierge - fort louée,
mais toi, tu sus vite conquérir tous les gens.
Ton utilisation se démocratisa,
et ta facilité d'emploi déconcerta,
point de combat lorsqu'il s'agit de te remplir,
mais pour te vider point de course pour en finir.
Adieu, seau, vase, cruchon, cuvée et bouteille,
grâce à toi la vaisselle garde tout son éclat,
pour laver et rincer tu n'as pas ton pareille,
car des taches de gras tu déclares le trépas.
Cercle vicieux
Il avait toujours détesté
se trouver parmi
ces fils et filles à papa.
Chaque fois qu'il les voyait,
en lui montait,
cette envie de vomir et de répudier tout ce qu'ils symbolisaient.
Il n'avait pas choisi de les rejoindre,
ils lui avaient presque forcé la main,
qu'en tant que premier de la promotion il ne pouvait refuser.
Ainsi avaient-ils formé ce petit club,
où s'échangeait services et bonnes adresses,
mais aussi tout vice et paire de fesses.
"Consulting" qu'ils osaient se dénommer,
pour aider entreprise et particulier,
tout en pérennisant un avenir doré.
Poignées de main et sourire feints,
face au capital,
rien n’arrêtait la chasse du félin.
De réticent,
il devint membre éminent,
d'une société qu'il avait toujours abhorrée.
Mais s'il faisait cela,
c'est qu'il serait bientôt papa,
d'un fils ou d'une fille.