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hInk

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Elle a les yeux revolver

En ces temps troublés, où le port du masque s'est généralisé, une drôle de réflexion m'a traversé l'esprit ce matin. Elle fut en deux temps.

La première évidence qui s'est imposée à moi, c'est que l'on reconnaît difficilement ou au dernier moment les personnes que l'on croise.

J'étais dans un centre commercial ce matin et je pensais justement au fait que je ne reconnnaissais pas facilement les gens que je croisais lorsque j'ai vu quelque que je connais. J'ai dû attendre le dernier moment pour être sûr que c'était bien elle et la saluer.
Pour moi qui regarde principalement la bouche des gens (surtout quand ils me parlent, mais cela est une autre histoire...), cela ne rend pas la chose aisée. Mais par chance, je suis plutôt physionomiste, je reconnais donc facilement les personnes (et pas exclusivement grâce au visage), avant que'elles ne me reconnaissent.

L'autre réflexion que j'ai eue concerne le fait qu'on ne distingue plus que la moitié du visage. On est donc obligé d'imaginer à quoi peut ressembler le reste.
Cela laisse un part de mystère lorsque l'on rencontre de nouvelles personnes, comme ce matin, lorsque je discutais avec la vendeuse d'un magasin. C'est d'ailleurs ce qui me conduit à la présente réflexion.
En constatant cela, j'ai fait un parallèle avec les femmes portant un voile intégral et le fait que de leur beauté, on ne distingue que leurs yeux, on est donc obligé d'imaginer le reste.
Il est clair que le masque chirurgical ne cache pas autant, mais j'ai trouvé joli de se dire qu'à l'instar d'un voile, les charmes des femmes nous sont cachés. Et que c'est uniquement par un échange de regard que l'on peut découvrir la grâce de notre interlocutrice.
Dans un monde où l'apparence tient une place si importante, un peu de mystère ferait du bien...


Qui suis-je? #1

Accessoire indispensable de toute ménagère,
je permets aux habits d'être ménager.
De Millau ou de la Poya,
un regard de moi,
permet d'avoir les foies.


Adieu

Il est temps de te dire adieu,
oh ce n'est pas définitif,
juste le temps d'aller au pieu,
et de se revoir pour l'apéritif.

Que ta nuit soit faite de songes,
nourrissant ton imaginaire.
Que ton rêve se prolonge,
pour d'instants magiques être millionnaire.

Et que demain, au matin,
alors que sonne ton réveil-matin,
et que tu as l'esprit encore embrumé,
tu sois surprise par la gaieté.


Repos

De toute la journée,
Ce moment j'ai attendu,
Pour enfin être soulagé,
Pour ne plus être perdu.

A force de courir après le temps,
J'en arrive à chasser le vent,
Comme on le ferait des chimères,
Alors qu'en moi reste un goût amère.

Je ne veux plus que m'abandonner,
De mon vécu tout oublier,
Ne plus du tout penser,
Et enfin plus que rêver.

Par mes petites joies être bercé,
Et par la volupté être emporté.


Bouteille

                     **PLOP**
                    Ainsi fait
                    le bouchon
                    lorsqu'on
                     le sort 
                  de son sillon.
                Promesse de gaieté
                d'amusement et de
              fête. Telles sont les
                attentes que l'on a
             en tête. Première odeur,
              premier coup de nez, du
            bouchon plus de trace, tout
          s'est effacé. La voie est libre,
       d'excitation on vibre, alors qu'en soi
      on peut enfin laisser couler, de Bacchus
    le premier-né. Chaleur de gorge, délassement
    des nerfs, au contraire de l'orge, la vérité
  il confère. Le vin ainsi nommé, nectar des vieux,
opium des bien nés, réveille notre psyché. La langue
se délie, nos idées elle fusille, on la laisse aller,
alors que demain on va le regretter. Du nombre de flacons, 
 dépendent les discussions, leur qualités n'en 
 sont pas moins liées, cela on aura beau le nier. 
Mais toujours présente, la joie de partager nous réunit 
    autour d'un commun amour et d'un même cœur nous 
            prononçons le mot sacré, santé!

Le sauveur des éléphants trompe énormément

Dernièrement, alors que j'errais sur mes sites d'information favoris en quête des dernières nouvelles, je suis tombé sur une vidéo présentant un événement qui a lieu chaque année à Gstaad. Celui-ci est organisé par le réseau social a small world.

La vidéo du reportage

Intrigué par cette association, je me suis rendu sur leur site internet, afin d'avoir une idée de ce que pouvait être un réseau social ouvert à une minorité de personnes, qui plus est triées sur le volet.
Sur le site, j'ai pu admirer quelques photographies desdits membres, et une - notamment - a retenu mon attention.
Vous pouvez la voir sur instagram, en cliquant ici.
Si cette photo a attiré mon œil, ce n'est pas directement à cause de Caroline Vreeland, même si dans son domaine elle doit largement en valoir la peine. Non, c'est pour son compagnon de fauteuil, Waris Ahluwalia. Son turban ainsi que sa barbe m'ont plutôt étonné, je voulais savoir ce qu'un tel personnage - à l'allure fort intriguante - pouvait faire dans un tel événement. Je me suis donc penché dans l'étude de son profil instagram, dans l'espoir de découvrir quelle genre de personne pouvait être ce gentleman. L'étude de ses photos n'étant pas d'un grand intérêt, je me suis rendu sur le site qu'il mentionne sur son profil: Travels to my elephant.

Sur ce site, il explique qu'avec un ami, afin de soutenir la protection des éléphants d'Asie (espèce en voie d'extinction), ils ont décidé de récolter des fonds et d'effectuer un voyage à travers l'Inde pour cette cause. En soi, l'idée est fort louable, la cause également. Ce qui me dérange par contre, c'est la somme qu'il a réussi à récolter jusqu'à présent ($16,000), qui me paraît assez dérisoire si je fais le lien avec ce que j'ai présenté plus haut.

En effet, pour assister à cette fameuse soirée à Gstaad, il faut déjà, d'une part, être membre du réseau social et, d'autre part, débourser entre CHF 8'000 et 12'000. Une somme à peu près équivalente à celle qu'il a réunit pour sa cause. (La récolte de cet argent se fait au moyen de dons sur une plateforme prévue à cet effet.)
Ainsi ce cher Waris est capable de débourser une somme égale à celle qu'il a réunie pour sauver des éléphants, pour passer un week-end dans le luxe, faire la fête et plus si affinités...

Drôle de constat...

Peut-être me manque-t-il certains éléments, mais de prime abord, je peux juger que notre monde se trouve dans un sale état quand quelqu'un qui a visiblement les moyens décide de débourser une somme pour son plaisir personnel et d'un autre côté demande de l'aide pour sauver la planète (même si cela nous concerne tous).


Soustraction #5

Si de la débauche, on enlève les jeux de dé, peut-être parvenons-nous à l'ébauche d'une solution.


Soustraction #4

Toute haine sans haine, cache un jardin.